

Remarque : Les prix sont calculés sur la base du prix actuel du gasoil ; en cas de hausse importante due à la situation mondiale nous nous réservons le droit de le répercuter sur la tarification de la croisière sans que cela n’excède pour 2025 une hausse de plus de 5%.
Services inclus
- Les excursions comme mentionnées au programme
- La pension complète et le forfait « All In » (open bar et boissons à table)
- Le guide francophone, anglophone et hispanophone durant les excursions
- Les transferts Saint-Louis > Bateau > Saint-Louis pour des croisières de 6, 5 ou 4 nuits
Services non-inclus
- Le supplément Réveillon de Noël à 60 € et du Nouvel An à 90 €
- Les transferts Saint-Louis > Bateau > Saint-Louis pour des croisières inférieures à 4 nuits
Affrêtement exclusif du bateau
- Affrètement complet et exclusif du Bou el Mogdad (pour 6 jours) : 40 000 € (50 % à la réservation )
- Enfant de 5 à 11 ans en demi-double avec adulte : -25% (avec forfait « All Inclusive » sans alcool)
Qui était Bou El Mogdad ?
Bou El Mogdad Seck
El Hadj Ibnou Bou El Mogdad Seck (1826-1880) se dresse tel un phare dans l’histoire, interprète-en-chef et conseiller des gouverneurs de l’administration coloniale au Sénégal, de l’époque d’Auguste-Léopold Protet en 1853 jusqu’à Louis Brière de l’Isle en 1880, en passant par Louis Faidherbe, où il s’illustre comme un précieux allié. À ne pas confondre avec son fils, Doudou Seck Bou El Mogdad.
Issu d’une illustre lignée saint-louisienne, Bou El Mogdad est le fils d’Abdoulaye Seck et de Yasine Gaye, cette dernière ayant quitté ce monde à Saint-Louis le 7 janvier 1866. Il est également le beau-frère de Hamet Ndiaye Ann, premier cadi du tribunal musulman désigné par Faidherbe. D’abord assesseur, il prend les rênes du cadi lorsque ce dernier est trop absorbé par ses lourdes responsabilités judiciaires.
Durant deux décennies, il devient la voix, le rédacteur et le traducteur de l’arabe au sein du gouvernement sénégalais, illustrant avec brio son attachement à l’islam tout en restant loyal à l’administration coloniale.
Explorateur dans l’âme, il accompagne le capitaine Vincent dans l’Adrar (Mauritanie) de janvier à juin 1860. Cependant, la présence d’un officier chrétien engendre méfiance et entrave leur progression vers Atar et Chinguetti. Bou El Mogdad se propose alors d’effectuer un voyage transsaharien en se faisant passer pour un pèlerin en route vers La Mecque. À cette époque, l’administration, soucieuse de la menace croissante des djihads d’El Hadj Omar Tall, espère que son retour, désormais paré du titre d’El Hadj – distinction rare en Afrique noire – renforcera l’influence française au Sénégal. Il plaide : « Ce pèlerinage pourrait avoir des résultats très importants parce qu’on saurait dans le pays qu’il a été fait sous le patronage de la France. »
Bien que sa mission n’apporte pas de véritables découvertes, elle est menée à bien, et Bou El Mogdad revient au Sénégal à la fin de 1861. En 1869, il a participé à 22 missions ou expéditions, et après 23 années d’un service dévoué, il est honoré du titre d’officier de la Légion d’honneur.
Bou El Mogdad quitte l’administration coloniale en 1879 et, quelques mois plus tard, il est nommé tamsir et cadi à Saint-Louis. Il s’éteint la même année.
La vieille maison, aujourd’hui en ruines, où il aurait vécu et accueilli les marabouts venant de Mauritanie, se dresse près du quai Roume, à l’angle de l’ancienne rue Boufflers, aujourd’hui rue Doudou Seck Bou El Mogdad.
Bou El Mogdad est également le nom du bateau qui transportait marchandises et passagers sur le fleuve Sénégal entre 1950 et 1970. Transformé en navire de croisière, il invite aujourd’hui les touristes à explorer Saint-Louis, le Parc national des oiseaux du Djoudj, Richard-Toll, Dagana et Podor.
